Notre rendez-vous

 


À notre quatrième rendez-vous, mon chéri m'a dit ceci après m'avoir raccompagnée : «Bb, je sens que je tiens à toi. Et je veux faire du sérieux , j'espère que toi aussi.

Si c'est le cas, sache qu'à chaque fois qu'on sort, on ne peut se permettre d'aller au Fast Food.
Les temps sont un peu chauds pour moi en ce moment. Mais j'ai des projets d'avenir.
Et je voudrais que tu en fasses partie. Si tu veux bien.»
J'étais scandalisée que seulement après quatre rendez-vous, monsieur trouve que je commence à coûter cher! Quand même ! Fast Food? Il ne m'a même pas encore emmenée manger dans un maquis, encore moins dans un restaurant.
La nuit-là, j'étais fâchée ! Fâchée de chez fâchée ! Le gars-là est sérieux ? Il me prends pour les petites de quartier à qui on achète des galettes et puis c'est fini? En plus j'ai même pas encore dit officiellement oui.
Ou bien il pense que parce que je clignote des yeux quand il me parle, c'est la fin du monde ?
Je l'ai boudé pendant deux jours, puis je l'ai invité à sortir.
Je voulais lui montrer que s'il ne paye pas mon addition, je peux payer sans problème.
Mon père ne m'a pas envoyé à l'école pour être à la solde d'un homme de toutes les façons.
Quand je lui ai annoncé le lieu, il m'a dit "On ne peut pas. Je n'en ai pas les moyens ce soir.".
Je lui ai dit avec mon air le plus snob " Qui t'a parlé de moyen? Je t'invite donc je paye.
Il m'a dit "OK". Tu invites mais laisse-moi choisir le lieu.". J'ai accepté et il m'a prise sur sa moto. Nous avons traversé des pavés, traversé des rues goudronnées, traversé des ruelles.
Je ne comprenais toujours pas quel est ce restaurant caché que je ne semble pas connaître. Il a fini par se garer, à ma grande surprise devant une buvette, et m'a invitée à m'asseoir.
C'était un coin sombre dans un quartier plein d'eau. Au bord de la voie. Je priais même que personne ne me découvre dans un tel lieu.
Je me suis assise en regardant à gauche et à droite, et quand la serveuse est venue, il a commandé une grande bouteille de sprite en me demandant " On se partage la bouteille?". Sans que je réponde, il a validé la commande et a demandé deux pailles.
La bouteille est venue, il y a inséré les deux pailles, nous avions bu tantôt chacun, tantôt essayant de boire à deux en pouffant de rire lorsque nous nous cognions le front l'un contre l'autre. Lorsque la bouteille est finie, j'ai voulu en commander une autre, certaine de payer l'addition à la fin.
Mais il m'a fait "Non" du regard. Puis il a sorti une pièce
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